Encourager les filles à poursuivre le STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques).

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Le quatrième jeudi d’avril, nous avons célébré la Journée internationale des filles, ICT. Avec notre monde de plus en plus numérique, l’expertise en technologies de l’information et de la communication est devenue impérative en milieu de travail.

L’ONU estime qu’il y aura environ deux millions d’emplois vacants dans le secteur des TIC au cours des cinq prochaines années. Toutefois, même si l’industrie se développe rapidement, son déséquilibre interne entre les sexes demeure préoccupant.

À l’heure actuelle, les femmes sont encore en infériorité numérique par rapport aux hommes, car elles ne représentent que 28 % de la main-d’œuvre dans les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM).

La discrimination sexuelle sur le lieu de travail a également poussé de nombreuses femmes hors du domaines de STEM. Des études montrent que la moitié des femmes en technologie partent à l’âge de 35 ans.La pandémie de 2019 n’a fait qu’exacerber ce déséquilibre entre les sexes.

Comme les femmes assument principalement le fardeau de la garde d’enfants et de la vie familiale, 50 % des femmes ont déclaré que la pandémie avait ralenti leur progression de carrière. Nous pouvons retracer ce déséquilibre entre les sexes sur le lieu de travail jusqu’à notre système d’éducation. L’ association Americaine pour les femmes universitaires à appelé un « déficit de confiance » dans les sujets STEM qui à commencé dès le CE2. La recherche a montré que beaucoup de filles perdent confiance dans les mathématiques au CE2.

En revanche, en cours élémentaire 1re année (CE1), les garçons sont plus susceptibles d’avoir confiance en leurs capacités en mathématiques. Cet déficit de confiance se poursuit ensuite dans l’enseignement supérieur puisque les hommes sont beaucoup plus nombreux que les femmes dans le domaine du STEM. Les statistiques de 2015 montrent que seulement 18% des diplômes en informatique et 20% des diplômes d’ingénieur sont allés aux femmes. Le manque de femmes qui étudient les sujets STEM conduit alors à un manque de femmes dans la technologie sur le lieu de travail.

L’une des raisons du manque de femmes dans l’éducation STEM est qu’elles n’ont pas de modèles. Les visages représentatifs du succès dans les domaines STEM, tels que Mark Zuckerberg de Facebook, Elon Musk de Tesla, et Steve Jobs d’Apple, sont tous principalement blancs et masculins. Même s’il y a encore beaucoup de femmes qui réussissent dans la technologie comme Susan Wojcicki de Youtube, Whitney Wolfe Herd de Bumble et Kimberly Bryant de Black Girls Code, elles ne reçoivent pas la même visibilité que leurs homologues masculins. Sans voir des visages comme le leur dans le secteur de la technologie, les filles sont moins susceptibles d’entreprendre une carrière dans la technologie comme une voie viable.

Un autre facteur contribuant au manque d’intérêt des filles pour les matières STEM peut parfois être lié à l’attitude de leurs enseignants. Une étude publiée par l’académie nationale des sciences a révélé que lorsque les enseignantes expriment leurs propres inquiétudes au sujet des mathématiques, cela se transmet souvent aux étudiantes, ce qui les conduit à être moins confiantes quant à leur performance en mathématiques. Cette anxiété s’est avérée avoir un impact négatif sur le rendement scolaire des élèves. Cette transmission de l’anxiété mathématique crée une boucle de rétroaction. Comme ils (enseignants) influencent leurs étudiantes pour qu’elles soient également moins confiantes en mathématiques, cela contribue à nouveau au déséquilibre entre les sexes dans le STEM. On peut émettre l’hypothèse que l’écart entre les sexes n’est pas le reflet d’un manque de capacité, mais d’un manque d’encouragement.

L’écart entre les sexes dans le STEM se croise également avec les questions de race et de classe. La recherche a également montré que les filles noires sont particulièrement plus susceptibles de se considérer comme des outsiders en mathématiques. Certain enseignants ont même des préjugés qui confirment ce point de vue, décourageant encore davantage ces élèves. Il est également démontré que les étudiants à faible revenu et les femmes noires et latinos sont moins susceptibles de suivre des cours avancés de STEM et d’aller dans des domaines liés à la STEM.

La recherche a également montré que le revenu des ménages est un déterminant dans la façon dont les élèves performent dans les matières de STEM. Ainsi, les règles du jeu sont déjà inégales entre les sexes. Il existe également encore plus de disparités pour les filles de couleur et celles qui ont des statuts socioéconomiques inférieurs.

Des organisations comme Black Girls Code, Latina Girls Code et des écoles comme le Bay Area’s Promise Academy qui offrent des programmes en STEM pour les élèves à faible revenu sont à la hauteur pour combler ces lacunes dans le rendement.

En fin de compte, le déséquilibre actuel de la technologie est profondément enraciné et nuancé. Une solution globale signifie promouvoir l’égalité dans l’éducation pour tous les groupes démographiques dès le plus jeune âge. Assurez-vous de consulter notre prochain post sur les solutions potentielles!

Phoebe, Lu

Translated by Bienvenue Konsimbo